Histoire & Palmarès

HISTOIRE DU JUDO

Le Judo, une inspiration de la nature

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En observant les branches chargées de neige et voyant les plus grosses casser sous le poids de l’agresseur naturel et les plus souples s’en débarrasser en pliant, un moine japonais fit le constat suivant : le souple peut vaincre le fort.
S’inspirant de cette observation et des techniques de combat des samouraïs, Jigoro KANO posa en 1882 les principes fondateurs d’une nouvelle discipline : le Judo, littéralement « voie de la souplesse ».

En proposant un développement physique, moral et spirituel, le Judo permet aux judokas de s’épanouir en harmonie avec eux-mêmes et surtout avec les autres.
En France, le judo apparaît dans les années trente, mais il se développe surtout après la deuxième guerre mondiale sous l’impulsion de Maître KAWAISHI et de Paul BONET-MAURY, président-fondateur de la Fédération Française de Judo en décembre 1946.

L'historique du club

 

 

Sur le Journal officiel du 10 novembre 1937 paraissait la déclaration du 23 octobre 1937. La société "Les Canards de l'Escaut", société agréée sous le n°14112 devient société de loisirs, de sports, d'éducation physique et de préparation militaire d'Escaut et Meuse.

L'assemblée générale du 28 octobre 1956 approuva les modifications suivantes :
- le titre sera désormais Métallo Club Escaut et Meuse Anzin.
- diverses disciplines sportives affiliées à leur fédération respective, basket-ball, volley-ball, tennis de table, lutte, judo kodokan, athlétisme.

Le M.C.E.M. fut également affilié à la fédération sportive et gymnique du travail (F.S.G.T.). La section judo fut créé en 1952, les entraînements avaient lieu dans les locaux du cantonnement de "Paris-Anzin", propriété de l'usine de l'Escaut et Meuse, ensuite dans les locaux plus appropriés, au n°23 rue Berthelot à Anzin.

Le premier entraîneur fut M. Claude Lemay qui n'était que ceinture bleue supervisé par un expert ceinture noire 4ième dan, M. Pelletier, qui se déplaçait de Paris mensuellement.
Succédèrent à M. Claude Lemay, MM. Marcel Bourgueil, Jacques Dupuis et Robert Lagouche qui ne cessaient de faire progresser le club.
Le M.C.E.M. était géré par la commission des sports et loisirs du comité d'entreprise qui procurait les subventions. La commission des sports fut successivement placée sous la présidence de MM. Raymond Dumont, Janssen, Dehove et Boisseaux.
En 1965, cette commission décide de donner la responsabilité des entraînements de la section de judo à un membre de l'usine. M; Charles Brenek, afffilié à la section judo du M.C.E.M. depuis 1955 et premier judoka de la section promu ceinture noire 1ère dan, le 22 juin 1958, après avoir battu 5 adversaires en une seule compétition. La renommée du club allait s'amplifier avec ce 'Grand Monsieur du judo" qui était 3e dan.
Des éléments de valeur l'épaulèrent sérieusement dans sa tâche de formation et d'éducateur. Conjointement à la pratique du judo et en vue de maintenir la bonne condition physique des athlètes, M. Roger Delobe jusqu'en 1976 était chargé des leçons de gymnastique, très profitables.
Sur la demande de nombreux parents afin de lancer une section féminine, M. Gérard Debus, ceinture noire 2e dan, fréquentait les cours de moniteur au CREPS de Wattignies. Malheureusement, en 1974, au retour du CREPS, un très grave accident de la route l'éloigna définitivement des salles de judo. "Que Gérard, explique le président, trouve dans ces quelques lignes l'hommage et la reconnaissance du judo anzinois."

Depuis septembre 1981, une section féminine fonctionne. La valeur, le sérieux du judo enseigné et la chaude amitié au M.C.E.M. amena au dojo de nombreux sportifs extérieurs à l'usine, il en venait de Denain et des communes environnantes.

Le réglement intérieur de la commission des sports de Vallourec n'autorisait que l'apport de 10% de sportifs extérieurs à l'usine. Ce pourcentage était largement dépassé et vu la conjonture dans les usines Vallourec du Valenciennoires à cette période (restriction de personnel), les budgets des C.E. qui étaient fonction de la masse salariale s'en trouvèrent diminués. Ces comités décidèrent donc de supprimer les subventions allouées à la commission des sports. Sans subside, le judo n'était plus viable au M.C.E.M., il continuera à l'être sur le territoire d'Anzin grâce à la Municipalité qui le reprit sous sa bannière. "Nous remercions, dit le président, au nom de tous les judokas anzinois, la Municipalité
d'Anzin."